6 réponses

  1. Marc Jérusalmi
    24 juin 2012

    Si tous les hommes disposent de toutes les
    Cohérences humaines en eux, qu’est ce qui différencie une instance d’une autre ?
    Qu’est-ce qui différencie un homme d’un autre au fond ? Es-ce son existence, son instance ou les deux ?

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    • Roger Nifle
      24 juin 2012

      Bonne question comme toujours. Oui on peut postuler cette humanité commune où chaque Instance dispose de toutes les Cohérences humaines ce qui permet de comprendre la possibilité en principe de tous les conSensus. Par exemple celui qui est né d’une culture peut très bien être appelé à vivre sa vie dans une autre. Ce n’est pour autant pas si facile.
      D’un côté la question de la disposition par l’Instance de toutes les Cohérences donc les Sens humains, ne dit pas comment l’Instance qui n’est rien d’autre que ces Cohérences en dispose. C’est aussi la question de l’unité de l’Instance. L’image du contenant qui forme l’unité du contenu ne va pas de soi. J’ai même développé la thèse que l’unité de l’Instance était l’aboutissement de son accomplissement. Quant je dis l’homme est un Etre en devenir cela veut dire aussi que s’accomplir c’est devenir UN Etre pour soi-même.
      D’un autre côté chaque Cohérence et les Sens sont marqués par les conSensus. Selon un schéma historique, diachronique, on pourrait dire que la fréquentation d’un conSensus enregistre une « susceptibilité » à ces Sens si bien que se reproduisent les situations et les consensus familiers (voir leçon ultérieure des dynamiques humaines historiques et actuelles). De là la prégnance des cultures et situations vécues dont des homologues sont recherchés ou semblent se reproduire « par hasard ». De ce fait, par son histoire, chaque homme est différent et ses différences ont tendance à se renforcer si n’intervient pas une certaine maîtrise, une certaine liberté. La singularité de chaque personne vient à la fois de son Instance humaine unique bien que faite seulement et totalement d’humanité, et des conSensus historiques, parentaux, familiaux, culturels, etc. Chaque homme cherche à réaliser ce dans quoi il se reconnaît le mieux et ainsi le renforce. Il y trouve même sa vocation dont l’accomplissement le mène d’ailleurs au-delà de sa singularité. Mais il y a une autre lecture, synchronique, où tout se passe comme si toutes les situations considérées comme historiques sont en fait a temporelles. Cela renvoie au fait aussi que dans notre existence, celle aussi de la pensée et du langage, tout est historique, pas dans l’Instance puisque le temps comme l’espace sont coextensifs à l’existence (une leçon y sera consacrée).

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  2. Marc Jerusalmi
    9 août 2013

    Qu’est ce qui fait l’unité d’une cohérence particulière dans l’instance ?

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    • Roger Nifle
      9 août 2013

      Il faut d’abord écrire Cohérence avec une majuscule comme Sens. Une Cohérence est comme un espace constitué par un point central à partir duquel rayonnent tous les Sens, un espace radial en quelques sortes sachant que la vision que l’on peut en avoir est une représentation imaginaire et ne l’est pas, ne pouvant faire autrement dans cette existence. On peut spéculer néanmoins sur l’unité d’un espace radial de dimensions infinies (Ca c’est pour les mathématiciens). Si l’Instance vient de l’Instant, cette sorte d’unité en est issue. Le concept d’unité n’est pas le même selon que l’on parle de l’Instant (l’Unique qui est le tout), de l’Instance dont l’unité propre est son accomplissement (comme le verbe Etre subsume les autres verbes infinitifs) et dont les unités constitutives sont celles des Cohérences et celles des Sens de ces Cohérences. Ensuite l’unité de l’expérience première est celle de la structure cohérencielle et enfin les unités existentielles sont des ensembles en nombres… Il faudrait un séminaire entier pour traiter tout cela.

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  3. Marc Jerusalmi
    13 août 2013

    C’est quoi exactement le point central d’une Cohérence ?

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    • Roger Nifle
      14 août 2013

      C’est un point qui est au centre de rayonnement des Sens comme le centre d’une boussole ou celui d’une carte de cohérences. C’est donc en première approche un simple lieu. Au delà on peut méditer sur ce que sont les Cohérences dans l’Instance; Cette question n’est pas abordée ici. Il faudrait renvoyer à la question des verbes infinitifs où modes d’Etre, celle de leur origine en l’Instant et celle de leur unification par l’accomplissement humains comme Etre (humain) accompli. Il y a ainsi une double pluralité dans l’Instance, celle des Cohérences qui engage les questions de centration et polycentration et celle des Sens dans chaque Cohérence qui pose la question de la possibilité d’une orientation vers un accomplissement. Si pour l’Instant un point c’est Tout, pour l’homme un point c’est une condition d’accès à son tout (Etre) qui n’est pas rien mais n’est pas le Tout de l’Instant.

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