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048 – Logiques de situations

Les réalités existentielles sont le fait de conSensus entre les instances humaines. C’est une des bases de l’Humanisme Méthodologique. Une des conséquences est que toutes les situations sont aussi des situations relationnelles, communautaires par exemple. Les positions d’être, positions de vie correspondent aussi à des Sens qui supportent à la fois des finalités et des conSensus relationnels. Les relations font-elles les situations et les situations les relations ? D’autre part les relations humaines sont des relations d’altérité où l’autre est à la fois partie prenante du conSensus mais aussi plus que cela en son Instance. On découvrira que des complémentarités relationnelles vont aussi avec une communauté de finalités (Sens). On en verra ici quatre exemples associant finalités des situations et complémentarité relationnelle. Les situations humaines impliquent des postures et des relations qui en sont à l’origine et y sont entretenues. Les finalités et critères du bien spécifiques les orientent à tel point aussi que ce qui est bien pour les uns est mal pour d’autres. Quel bien est cultivé quel mal combattu ?

L’homme debout se retrouve ici dans une logique d’élévation qui poursuit le développement des qualités et valeurs humaines et donc la culture du bien humain. A l’inverse, sur la défensive c’est la lutte contre le mal et un jeu de culpabilisations des autres ou de soi qui est engagé dans un cercle vicieux. Humanisme progressiste contre matérialisme fataliste.

L’autre dialectique est ici celle de l’individualisme égocentrique soucieux d’une liberté arbitraire et engagé dans des situations de captation pour son bien, à l’opposé d’une logique de responsabilité communautaire de participation à la poursuite du bien commun. A leurs croisements quatre moteurs et finalités des engagements humains.

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Les quatre finalités et logiques relationnelles

L’involution

Cette tendance est celle de la recherche d’une situation protectrice, sécuritaire, le retour à un cocon avec les figures de l’enfance. Pour la position mineure la visée ce sont des situations où il n’y a pas de responsabilité directe, pas d’obligation, pas de risque ni de danger dans la mesure où on reste dans le giron d’une puissance protectrice qui assure confort et sécurité. On notera que la puissance protectrice partage la situation de non risque et de stabilité dans le milieu protecteur quelle constitue. Le milieu protecteur peut être associé à une communauté dans la mesure où l’individualisme n’y a pas sa place mais l’indifférentiation en est le prix. Les milieux communautaires peuvent être recherchés pour cela familles, écoles, groupes de proximité. Une conception de l’Etat providence et protecteur favorise une position de minorité des individus. Infantilisation contre promesse protectrice tel est le contrat relationnel de l’involution.

À l’inverse

La conquête

La mobilisation pour une visée idéalisée caractérise ici les situations de conquête. Un leader en position de supériorité incarne l’image ou la cause qui consistent toujours à atteindre une situation nouvelle idéalisée. L’identification des individus à la cause et à son représentant portent une promesse de valorisation gratifiante. La mobilisation est grande et la prise de risque se situe surtout dans la concurrence. Les jeux d’image mobilisateurs prennent une grande place dans les situations de conquête de nouveaux espaces, de nouvelles gloires, de nouvelles gratifications identitaires. Evidemment la cause justifie les engagements militants et les résultats. Son système de valeurs ignore les autres possibles. Projets, entreprises, aventures, réussites, nouvelles frontières peuvent être des situations de conquête. L’identification et la mobilisation font contrat relationnel sur un gage de bonne image et de bonne conscience avec un enjeu méritoire.

La dégradation

L’individualisme des uns insupporte l’individualisme des autres et crée une insécurité dans un contexte de nécessités jugées impératives, vitales. Pour les uns dominateurs, il faut établir une emprise sur les autres et sur la situation pour éliminer le risque éprouvé et pour cela rejeter ou dénier toute altérité. Pour les autres en position victimaire, il faut repousser, dénoncer, menacer, diaboliser, la source du danger qui de ce fait se comporte en dominateur. Les dominateurs se disent aussi victimes et les postures victimaires montrent les dents. Cette inversion des discours, auto-manipulatoires d’ailleurs, envenime la situation en aggravant l’insécurité et les réflexes dénégateurs à l’égard d’autrui. Il sèment une confusion qui fait la confusion des individus et qui accroit leur insécurité en dehors des postures menaçantes. Ainsi des amalgames se constituent autour d’une pulsion aggressive de menace, au fond provocatrice d’une violence aux effets ambigus mais toujours destructeurs pour tout le monde.

À l’inverse

Le développement

Pour l’homme vivre c’est devenir et ce devenir personnel se joue dans l’existence communautaire comme un développement. Ce développement est donc simultanémant personnel et communautaire c’est à-dire aussi culturel. Le développement est l’augmentation des réalisations humaines vers une plus grande maîtrise de son existence. Comme on le verra cette maîtrise s’acquière au travers de la participation active au développement du monde humain dans ses différentes cultures et s’exerce par la prise de responsabilité dans les voies de ce devenir. Les positions d’autorité (qui signifie augmenter) consistent à exercer cette maîtrise du développement dans les affaires humaines par le développement des hommes. La position magistrale entraine des positions d’engagement dans ces projets de développement. Les entreprises humaines sont le théâtre des engagements dans des processus de développement communautaires sous l’autorité de responsables qui tiennent des positions magistrales comme le maître avec l’élève ou disciple ou encore le dirigeant avec ceux qui se sont engagé avec lui.

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